Un “slow” élevage en Bretagne

La première rencontre de mon parcours a été Sophie Nedellec. Une éleveuse qui a choisi de s’ancrer sur son territoire en choisissant des races locales depuis 2018. Le nom “Ferme du Gabbro” exprime la composition du sous-sol où se situe la ferme.

Le gabbro est une roche fondatrice du massif Armoricain, qu’on trouve aussi sur la lune (astre qui influence de nombreux cycles naturels, coïncidence?). J’ai donc découvert un lieu de vie en Bretagne (22) où Sophie a adapté ses productions à son terrain. Sa terre très argileuse permet uniquement d’accueillir des prairies permanentes, c’est ainsi qu’elle a décidé d’élever des animaux. L’arbre est permanent dans le système d’élevage de la Ferme du Gabbro à travers des haies, des lignes agroforestières et de petites parcelles forestières. Ces espaces sont des niches écologiques qui abritent la biodiversité environnante. Ils offrent aussi une diversité d’alimentation pour les animaux jusqu’à permettre leur automédication. 

Elle a choisi les vaches Armoricaines. Du marron foncé à l’acajou, leur pelage peut être tachetée de blanc, voir même un poil frisonnant.

Les races ont été sélectionnées rustiques afin de valoriser au maximum les terres.

Le travail de Sophie est de gérer ce système prairial agroforestier et de le maintenir en équilibre tout en assurant une production. Elle a choisi les vaches Armoricaines. Du marron foncé à l’acajou, leur pelage peut être tachetée de blanc, voir même un poil frisonnant. Les cornes (antennes de captage d’énergie cosmique) en croissant vers l’avant ne sont pas uniquement utiles pour se défendre mais aussi pour l’assimilation des oligos éléments au cours de la digestion. Sophie est aussi investie dans la protection de la race (qui a failli disparaître) à travers son investissement dans l’association qui y est dédiée.

Les Landes de Bretagne sont des moutons historiques de la région avec des troupeaux mélangés de blanc et noir. Ils entretiennent parfaitement les zones boisées et font preuve d’une capacité d’adaptation exceptionnelle. La résilience de la ferme est aussi un point primordial ! Les animaux sont déplacés selon la technique du pâturage tournant dynamique qui permet de régénérer les sols et de favoriser la repousse des prairies. Quelquefois ces déplacements sont très dynamiques lorsque les bêtes parcourent plusieurs kilomètres, encadrés de bergères à vélos et encouragés de “pili – pili”.

L’identité régionale s’inscrit aussi dans la production porcine.

Le Porc Blanc de l’Ouest a été choisi pour être élevé en plein air et habiter les bocages. Leurs grandes oreilles obstruent leur vue mais leur groin, résistant et sensible, permet de fouiller, transporter, pousser et communiquer. Joueurs et gourmands, ils valorisent aussi les invendus du biocoop voisin et tirent la langue de bien-être !

Ces races choisies permettent de produire une viande de qualité, élevée en plein air, avec un impact environnemental moindre. Les troupeaux valorisent les végétaux et les sols lourds de la ferme en plus d’entretenir le paysage. Le Porc Blanc de l’Ouest est aussi la seule race à produire des acides gras polyinsaturés (bons gras, préventifs de maladies cardiovasculaire).

« C’est l’élevage qui permet d’élever son amour au monde« 

Finalement dans sa “slow farm”, Sophie est persuadée qu’il faut manger moins de viande mais que celle-ci doit être de qualité. Sa vision « anti conventionnelle » de l’élevage breton justifie ses choix de production, au-delà de l’agriculture biologique. Tandis que son moyen de commercialisation en vente directe la connecte à ceux qui l’entourent.

2 réflexions sur “Un “slow” élevage en Bretagne”

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