Les Fermes de Ségur composent le paysage

Ségur-le-château est un joli village médiéval situé dans les plaines Coréennes, dessinées par l’Auvézère. C’est ici que j’ai rencontré Astrid, paysagiste de formation, qui par son regard comprend et façonne le paysage. Ces actions sont concrétisées via le projet des Fermes de Ségur et l’association Paysages nourriciers. Inspirées par la circulation des éléments comme l’eau, la faune, les hommes, les arbres fruitiers sont plantés, les animaux pâturent et rendent ce milieu agricole abondant, fertile et unique !

Les arbres fruitiers sont plantés pour protégés des maladies

L’objectif des Fermes de Ségur est de rassembler plusieurs porteurs de projet sur le territoire, via des espaces tests. Cela permet de s’essayer à une agriculture et d’encourager l’installation agricole. En effet, c’est un métier du Vivant, en mouvement, où l’on a besoin d’apprendre par le terrain. En tout cas c’est le cas ici !

Les vignes ont été plantées en 2017 pour faire du Chenin. Ce sont des parcelles pionnières et innovantes car des lignes agroforestières vont y être intégrées afin de produire des fruits et de protéger la vigne des maladies ! Les différentes strates favorisent la diversité des espèces végétales, des arbres émergents aux petits fruits. La conduite de la culture est biologique et en biodynamie, alors l’intégration des animaux est aussi devenue une évidence. Les brebis Shropshire (race anglaise) ont été choisies car elles n’ont pas d’appétence pour l’écorce. Elles peuvent ainsi remplacer les machines agricoles, en régulant l’enherbement entre les rangs de vignes. Elles amendent aussi la terre, sans abîmer les pieds fruitiers.

Les Brebis Shropshire qui ne mangent pas l’écorce

Les vaches sont importantes pour la biodynamie, les cornes et la bouse sont utilisées. Des préparations avec des concentrations faibles, à l’image de l’homéopathie, sont dynamisées puis épandues sur les cultures. Il est important que les animaux soient sur le même terroir que la vigne. Ils  sont ainsi liés par les micronutriments, les énergies telluriques et astrales, ainsi que les autres flux du milieu commun.  La silice est aussi épendue comme “catalyseur de lumière” et permet à la plante d’augmenter son corps astral et son niveau de conscience. Par ces dynamisants, la transmission d’informations sera plus importante entre les cellules du vivant. La plante  va alors mieux grandir et développer de meilleurs fruits grâce aux liens faits avec le monde énergétique, qui dépasse les vignerons.

De la bouse des vaches nécessaire au préparats biodynamiques

La présence  d’animaux rustiques et adaptés au lieu est primordiale pour Astrid, qui les élève. C’est pour cela que le cheptel débute petit, la descendance pourra développer les gènes les plus intéressants au fil du temps. Aujourd’hui, ces animaux sont indispensables à la ferme, ils valorisent les ressources inutilisées par l’Homme comme l’herbe, les glands, les feuilles… Ils ont la capacité de transformer cette énergie en fertilisants naturels. Ils animent le paysage et l’entretiennent, en plus de régénérer les sols. En effet, la technique du pâturage tournant dynamique est utilisée pour éviter les tassements et l’épuisement de la prairie. Et comme dit Astrid: « Les animaux ont aussi besoin de varier de paysage, c’est précieux de changer de vue régulièrement »

Aux Fermes de Ségur,  les terres sont partagées, réduites à taille plus humaine, moins mécanisées et respectées. Un soin particulier est attribué à la circulation, au-delà des clôtures, de la faune sauvage et des promeneurs. Vous pouvez écouter Astrid en parler avec enthousiasme via l’interview du podcast Lumières Paysannes (épisode 3 de la saison 2).

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