Les 3 plus grands apprentissages de Manon à mi-parcours

Manon est étudiante de l’Ecole d’Agroécologie Voyageuse, avec un parcours un peu particulier: 6 mois dans les fermes de la Réunion. 3 mois avant son retour en France, elle partage les 3 plus grands apprentissages réalisés jusque là, alors qu’elle vit une expérience forte à la Ferme Equestre du Grand Etang, une ferme agroécologique pratiquant l’équithérapie. 

1 – Adopter le rythme de la nature, la patience

C’est le 1er message que j’ai vu en arrivant, peint sur le mur de la case où je loge 🙂 On apprend à s’en rendre compte. Rico, gérant de la Ferme Equestre du Grand Etang me disait justement tout à l’heure que certaines tâches peuvent sembler répétitives, comme nourrir les chevaux tous les matins, mais de jour en jour, on constate qu’on s’y prend plus ou moins bien, on essaie de s’améliorer, les chevaux réagissent différemment, on les connaît mieux… Plein de choses se passent ! Avec les cultures, c’est encore « pire » : elles poussent lentement, représentent beaucoup de travail.. Alors il faut apprendre à » apprécier le résultat, leur goût, leurs qualités nutritives… Et à « s’en satisfaire » !

Un autre mot clé qui va avec la patience, et dont Rico parle beaucoup : l’observation ! Apprendre à prendre le réflexe et le temps d’observer, que ce soit les chevaux, les plantes, les insectes, le sol, pour mieux les comprendre et mieux faire. J’apprends à mieux me connaître aussi : à titre personnel, plus ça va, plus je me rend compte que je préfère travailler avec et m’occuper des animaux !  

2 – Les incroyables services que nous rendent les animaux ! 

Quand on a passé des heures à gratter de l’herbe avec sa serpette pour « nettoyer » un terrain, on se rend compte du travail que nous économiserait un herbivore en s’en occupant… Et en produisant des ressources en plus (lait, oeufs, viande, laine…) ! 

Je pense également au bien-être psychologique : le cheval renvoie énormément de choses sur nous-même, « nous remet à notre place » comme dit Rico, il est d’ailleurs utilisé en équithérapie. J’ai pu participer à une séance, cette pratique est vraiment passionnante. L’éthologie est aussi pratiquée par la ferme: alors que l’équithérapie est un soin, l’éthologie est une approche globale de la relation à l’animal. Quel bonheur également de se sentir entouré.e de vivant en travaillant ! 

3 – Travailler à plusieurs dans un projet agricole est une vraie force, mais aussi un vrai challenge ! 

Je me rends compte qu’on est tout de même très peu outillés pour communiquer suffisamment et de manière bienveillante. Au sein de cette problématique, je constate également que partager des valeurs communes aide beaucoup. Et qu’au contraire, quand ce n’est pas le cas, c’est très compliqué de « trimer » ensemble ! A titre personnel, j’ai observé que je ressens le besoin d’adhérer à l’ensemble du projet, ses motivations, ses tenants et aboutissants, pour y participer en me sentant bien, comme ici à la Ferme Equestre du Grand Etang.

Leçon : pour faire naître de beaux projets agroécologiques, apprenons à nous connaître, à travailler ensemble et à communiquer ! Choisissons bien nos projets et nos partenaires dans cette aventure également 😉 


L’auteure 

Manon Kister est étudiante de l’Ecole d’Agroécologie Voyageuse, jeune ingénieure agronome, passionnée par la collaboration dans les fermes et souhaite un jour mettre en place un projet de ferme collective. 

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